Bienvenue. Nade

Nade est un poète, mammifère mâle, slameur vertébré invétéré, prêt à improviser si l'ambiance de la soirée le permet. Mais Nade est surtout un être humain paresseux qui aime monter sur scène pour scander des textes classés engagés, pour scander des textes quand il les a appris par coeur et ça c'est pas gagné. Nade est aussi un jeune homme romantique mais comme la Rome Antique ne s'est pas faite en un jour, il lui faut chaque heure le démontrer et ça aussi ce n'est pas gagné! A part ça toi et vous comment vas-tu, comment allez-vous? Moi, ça va (presque) toujours et puisque tu es là, puisque vous êtes là, Nade aimerait bien que tu et vous laisses ou laissiez un message du genre "euh!... c'est nul ce que tu fais, tu nous fait perdre notre temps!!" Ne te gêne pas! Les commentaires sont ta liberté d'expression! Alors vas-y fous la pression!(un 16 pour moi)! Et plein de bises à toi même si t'es un garçon, enfoiré! ( Mais je laisserai mes cops te faire la bise c'est mieux, moi j'suis un peu géné!)

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Bienvenue sur l'un des blogs,

Je vous souhaite la bienvenue sur l'un de mes blogs. Si vous avez des commentaires eventuels n'hésitez pas, ça me ferait très plaisir d'avoir des nouvelles de ceux et celles qui visitent mon blog. J'ajouterai plus tard quelques photos, des articles, des textes de rap, de poésie alors mettez ma page en favori et revenez vérifier le plus souvent possible. Sur ce je vous quitte et à bientôt!
Vendredi 30 novembre 2007

 

Compte à rebours gênant, j'ai une bombe dans le coeur,

Ma rancoeur suicidée, guidée par une sonde que tu connais par coeur

Mon jemenfoutisme, tu le connais, alors écoute même

Si je t'ai tout dit, tu ne m'as jamais entendu dire je t'aime

Et puis ça, je m'en bat, au fond, je te parle d'un ange

Qui a partagé ma faute dans un miroir qui me dérange.

Avec ses pleurs inexplicables, tu m'as vu péter un cable

Pendant que ces heures défilaient dans un bordel inextricable,

Trop de problèmes invraisemblables qui dans un poème

Se révéleraient indéchiffrables, pour ta clémence, je ramène

Ma peine la maquillant de haine mais j'ai de la veine

Je te vois encore à découvert, en orange et vert, scène

De ménage où j'ai l'air d'être en paix des halles, toujours al,

Tu connais le scandale, on ne connait que le vandale,

Car avant que je foute le camp d'ici, c'est la vendange

des mots et de leurs sens, grand démon donc grand danger,

Guerrier dans l'âme mais berger dans le coeur,

Tu m'as hebergé avec ma rancoeur, mes cd, ma rage et mes peurs,

Tu m'as nourri, oui, toi l'houri qui souriait tout le temps

Et dans ma réalité, t'as vu que ma paresse s'écoule tant

Que n'apparaitront pas de grands changements,

Je vis ma vie étrangement, je ne suis pas Tony, mais quand je mens,

C'est vrai aussi, franchement, été comme hiver, quand faut y aller,

Navré moi j'y vais givré, comme ces vers servis disent vrai

Je pense à toi chaque fois que je me vois à deux-trois doigts

De la mort, crois-moi, j'ai le mors, me demande pas pourquoi,

J'ai toujours le même zero-six-deux-trois, tu crois quoi,

C'est pas pour cette pute d'IP3, t'étais déjà là au dernier étage du D3

Promenade, ciel à travers un grillage, double cellule étroite,

Je crois que c'est la source d'ou je déteste ces putains de boites

De nuits, paradoxe, j'aime les bruits, si tu me suis

Tu sais qu'il n'y a pas d'ennui et si tu fuis

Je ne te retiens pas, l'âme solitaire au fond d'un jardin

Je me fous autant de tes gars sapés en pierre cardin

Qu'en survêt' basket, casquette, j'ai toujours la même tête

La même envie bête d'appuyer net sur la gachette,

T'inquiète pas, ce n'est pas mon genre je ne pète pas

Plus haut que mon cul, sauf avec ma grenade quoique peut-être pas...

Par nade - Publié dans : Humeurs
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Jeudi 20 septembre 2007

 

La ville de Paris

Paris brûle, comme résine sous mes rétines,

Comme ces récits en règle et près des récifs,

Pas de paris-plage, bitume sans répit,

Et puis, vas-y, change de plage ou met repeat.


La ville de Paris, il paraît qu'elle est belle,

Je dirais, ça varie car elle apparaît telle

Que ses séquelles, j'en parlerai pèle-mêle,

Beaucoup de beaux corps, des corbeaux, des hirondelles.

De la rue, les images se ruent, c'était rude,

Ne pas se faire serrer, sauter ta serrure.

Imagine en marge, sans argent et des gens

Te rendant barge en mangeant, un monde enrageant.

Paris, c'est pourri de crevards et de pas riches,

Par exemple, il paie le parcmètre et il parie,

Par extension, il te dépouille et c'est pareil,

Partout, il se gratte les couilles et les oreilles.

Écoutez Paris, par enchantement, ça rime

Quand arrivent des enfants en chantant, ça rit

Des deux côtés, devant la terrasse où la masse

Veut boycotter les bancs et les beautés qui passent.

Plan panoramique, Paris, bombe atomique,

Peuplée de plein de beautés, bombes anatomiques.

Ville certes cosmopolite, la police

N'est pas polie surtout dans le métropoli-

Tain, du matin au soir, la haine raciale,

C'est certain distingue le teint asocial

Du teint pâle, ce n'est pas dans le social

Que ma ville de Paris est la capitale .


Paris brûle, comme résine sous mes rétines,

Comme ces récits en règle et près des récifs,

Pas de paris-plage, bitume sans répit,

Et puis, vas-y, change de plage ou met repeat.


La ville de Paris en lettres capitales

Où c'est ta charité qui s'fout de l'hôpital.

La police s'y prend pour l'agence tout risque

Et moi j'comprend pas qu'il y ait autant de touristes

Capitale des capitaux dilapidés,

Dis à Sarko, j'vois que des dealers, des pédés,

Et comme manger c'est vital t'as des restos

Ritals, grecs, turcs et si t'as le temps t'as le macdo

Puis tandis que moi je reste au quartier Gambett'

En matant bandits, tocards se griller en quête

D'une montre Cartier ou Rolex, ça m'fait rire

D'autres te montrent l'horloge sur la mairie.

Et puis je vois les cochonnes Marie-Pervenche,

Décrivant, écrivant des tomes d'avalanches.

Pas de chance connasse, pas de véhicule,

Rien qu'une insulte, casse-toi, moi je t'encule.

Puis l'été ohé capitale abandonné,

Mais moi j'suis al, morfal au bitume abonné,

Art habitude et habits crades, tu connais

Mon rap et ma vie se bradent sous mon bonnet.

De paris vingt aux halles, quelques rimes fouettent

Normal, ça part en queue de squale, être poète,

Vandale du vent et avec la dalle au ventre

A Paname, j'ai plus le temps, faut que je rentre.

Par nade - Publié dans : Mes Paroles
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Mardi 28 août 2007

amour heineken negatif

Mal baisé ou mâle baiseur à ses heures, fraîseur briseur de vitre.
Fraîcheur de vivre le cimetière est beau à 16 heures café extra filtre.
File dans ta chambre avait dit Chel-mi, v'là le beauf j'crois qu'ils cherchent.
Le bouton "on", c'est le bouton "off", dans le coffre, y a que des flèches.
Sers moi des vers serveur la ferveur va se faire descendre par une serveuse,
Perds-moi le mois de decembre et je descend jean-pierre pernaut et sa crasseuse,
Carrément méchant, jamais content, camping à ferme ta gueule,
Toujours au coeur de la meule, les chiens, les chats et Mémé seule
Profite de ta vie arrête de lire ces conneries quoique la vie
Mérite d'être vécue en s'inspirant de Miss Vice et de ses avis
Quel âge as-tu, que veux-tu, la célébrité, porte à côté,
Là où il y a marqué WC, y a déjà pas mal de chats bottés
Il est passé par là, y repassera-t-il, ça c'est certain
à moins qu'on crève demain, ou bien qu'ils nous trouve un vaccin
Contre la mort, sévère, la mort s'évertue à foutre le mors
à tous ces chevaux, ces juments, quels vers tu prônes sans remords?
Ce n'est qu'un charabia à l'index, majeur sans dèc et pouce sur l'espace
Intersidéral, qu'est-ce qu'il raconte celui-là, il compte, il passe,
Il te conte ce qu'on te rate sur l'estrade, bloque sur le tableau
Et slam-dunk quand les jordans se bradent, daffy duck parle trop.
c'est juste un style libre tu vois tu lis donc ce que t'envoie
forcément ça se voit même si personne répond, ils pensent aux convois
laisse toi aller à l'écrit c'est déjà plus facile, moi je libère
ces pulsions en doigtant ce clavier il le mérite donc en berbère
je réplique puisque j'ai vu sa gueule à côté de celle de nico
quand tout se complique, je disparais, c'est trop glacé comme myko
y a trop d'hélico dans mon secteur des avions chelous, des taxis
ils me cassent tous les couilles heureusement que je suis flexible
l'autre fois un bulldozer me parlait je comprenais rien à sa langue
à la prochaine fête de la musique je fracture le nez à jack lang.

(freestyle posté sur planeteslam en réponse à du bla-bla)

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Jeudi 9 août 2007

 

Pas de ballerines ou de claquettes, pas de rap de tapettes,

Venu direct avec des balles de rimes, t'inquiètes, mon crime

Racket d'émoi, de mémoire, ta dream team est en peignoir,

Je l'imagine raide ce soir, comme Marat dans sa baignoire,

Le thème: bim bim dans cette foire, un texte à l'encre noire

Je sème rimes clean, peut-être que tu me connais sec, moi

Regarde, teste cette came et prête l'oreille aux cimes, arrête

Tes caméras, invite tes camarades, même les traîtres,

Et les camés, dis Amen, on sait jamais, c'est pas mon rade,

Et je suis pas Mourad, Nade, pas là pour une love-parade,

C'est qu'un jeu, un set, un match, mode arcade, pas de paradis,

Même sans radis, pas radin, mate les balles de ma carabine,

Une frappe à la Zinedine, je suis pas David Caradine,

Qui dort dine mais qui démarre à vide est mis en abîme

Dans ma ville, je m'abime mais reste agile sans apparât,

Sans 24 carats, la magie agit sans dire nick ta race,

Sans princesse Sarah; pas assagis face à Marianne

Car elle s'en bat la rate, ne pense qu'a sa fusée Arianne

Moi je me barre à Casa en caravane car trop bizarre

Est le basard dans ma tête, pas de gilette, c'est tempête et blizzard,

Faudrait que je parle mieux, ne fasse pas baliser le bal, vieux

Ne pas viser les batards odieux de la bac avec une batte,

Mais bas les masques quand je me barre du bar, de Paris au Var,

J'en ai rien à battre, même avec des barbares aux basques.

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Mardi 24 juillet 2007

Pour mon harem de rimes, je rame dans un océan de rhum,

Rien de marrant, c'est mes reines, je les vaccine contre le rhume.

Occupant mes pensées sans pour autant dépenser mes francs,

Elles ont pansé mes plaies, dans ce couplet, je resterai franc,

Quand vient la nuit, quand je m'ennuie, c'est là que je nuis,

J'écris donc je suis, je suis comme un puit mais si je puis

Me permettre, au fond du puit résident des kilomètres

De rimes qu'il faut admettre comme dérangeantes pour tous les maîtres,

J'informe, mon écriture transforme en esprit pur,

Mon mental et je prie sûr que le mérite m'évite les fissures;

J'ai su ne pas être déçu de ne voir aucune issue à ce sexe, à ces textes,

A l'aise une chaise assis dessus, j'évacue le contexte

Face à ma rime, seul à seule, je m'exprime fermant ces gueules

Qui répriment, oppriment, je les rêve sous leurs linceuls

Je déteste ceux qui testent mais contestent en écrivant

Comme une peste, lachant seulement du lest en esquivant

Les discours, au secours, les disques sont trop lourds

A court d'amour, d'humour, sans risque un troubadour

Fait preuve de tendresse sans aimer ces BM TDS

M'adresse avec adresse à ces bébés, j'aime ces déesses...

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Jeudi 12 juillet 2007

Vêtu de bleu, de blanc, ainsi rouge est mon sang,

Avec ce semblant d'intégration sociale,

Têtu, indépendant cependant, je consens

A porter à mi-temps, le titre d'associal.

Place Gambetta, la routine, la galère,

Repaire d'égarés où jeunes sans repères

Recherchent de l'air, l'air de rien, un salaire

Ou cette liberté que très vite on reperd.

Avec des amis et des voyous de tout poil,

Des soirs durant, tisant mes bières, j'errai

Une vie où envies difficiles à gérer,

M'amenèrent à fréquenter, je crois, de vrais squales.

Je ne peux oublier d'ajouter sur ce point

Que j'étais en ce temps, beaucoup plus heureux qu'un

Poisson dans l'océan, fumant d'énormes joints,

J'en ai beaucoup appris, avec tous ces requins.

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Lundi 2 juillet 2007

 

Etre égoïste, me dire que cela n'arrive qu'à moi,

Se souvenir de ces évènements distincts mais récurrents,

Se dire que la mort ne veut pas de toi, elle ne veut pas de moi,

Faire comme si de rien était, à chaque fois, rentrer dans les rangs.

Jaune fluo, le survêtement, une hache sur l'épaule,

Deux haches, une chacun, marcher, ce n'est pas un rôle,

Paris la nuit, être égoîste, voir la préfecture de police

Sur le tableau de bord, prendre en stop la jolie Dolly,

Etre polyvalent, la laisser se livrer, rester poli,

Puis lui trouver son colis avant qu'elle taffe à Bobigny.

Etre égoîste, ne pas même évoquer la violence,

Côtoyée chaque jour, se dire que Dolly avait de la chance,

Se noyer dans l'alcool, s'enfumer, chercher un enfant à l'école et

L'amener chez sa mère, manger puis redécoller,

Paris parano, remake, où rients mecs si maigres,

Paris parano, folles années et quand le piano s'y met

Être égoïste, oublier le charme du vacarme

Au quotidien, trier tous ces liens avec les armes,

Laisser croire à l'invention d'un scénario bizarre,

Et laisser Dolly travailler jour et nuit, entre l'hôpital et le trottoir...

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Dimanche 1 juillet 2007

Sans solution sans doute parce que je garde ces rêves d'évolutions,

Parce que je me couche, me lève et regarde les révolutions,

Des diverses planètes des galaxies, du mois d'aôut à janvier,

"Fuck this Fuckin' Taxi" écoute, ils crient tous qu'on enviait,

Des putains d'étoiles mais axé parce que très désaxé ,

Je t'écoute, croisons nos routes, "aime-toi", c'est le message faxé. 

Pour ça que j'ai décidé de synchroniser mes silences

Avec un cyclone mais j'ai les crocs teintés de nonchalance...

Ainsi zigzagant sur les dalles, s'il suffit d'une impératrice

Pour mieux régler Béatrice et toutes ses opératrices,

Je n'aurai pas posé ces lettres du clavier à l'écran,

Gardant  mon arrogance pour ceux qui me disent:"Allez, grand."

Il t'en faut peut-être peu dixit Baloo pour être heureux,

Il m'en faut finalement beaucoup pour être peureux,

Discutant à l'occasion avec divers bulldozers,

Même d'hiver mes vers somnambulent pour leur brother..

Moi, je baise Catherine aimée d'ici, soit-dit entre nous,

Et sous ce putain de soleil, maudit soient mes oreilles de fous...

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Mercredi 27 juin 2007

 

Il y a ces feuilles d'olivier sur le marbre de mes escaliers,

Je n'ose les effleurer, je regarde, en face, un abricotier.

Il y a cette statue de bronze qui pour ne pas me faire chier

A été baptisée Clarisse un soir où elle me matait en biais.

Il y a ce lierre qui semble vouloir former un A

Et deux vignes où tu devines où une des feuilles, un jour, finira.

Il y a ce par terre et ces murs, ce balcon et les murmures

Des voisins qui me disent «ne fais pas le con» quand de Réaumur

Il y a ces huissiers qui m'envoient toutes sortes de papiers

car je n'ouvre pas la porte, dans leur salive je n'ai pas pied

Il y a cette eau qui déborde de la météo de Laborde,

Trompée; j'absorbe les ragots d'histoire-géo qui m'abordent.

Il y a cette lanterne qui ne m'éclaire même plus la nuit

Quand j'entre tard et que je vérifie que personne ne me suit.

Et puis il y a ce rôle, être humain, penser à la taule,

Et puis il y a demain les mêmes examens, les mêmes contrôles.

Par nade - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 27 juin 2007

 

Bois ta grenadine, je pense aux quatre balles dans la vitrine,

Tout commença au Square Sèverine, ma concubine était la bibine,

A travers Paname, click claque, j'ai suivi la clique clean,

Entre flics et flaques de sangs de victimes de psychopathes en ville

Et spleen à l'affiche, fiches de recherche, plus chiche-

Kebab de porte de bagnolet à bastille pour des types

Prototypes des profils psychologiques jemenfoutistes,

Jusqu'auboutistes de la vie gâchée. Je vous explique,

Dix au départ pour une arrivée sans aucun indice,

Aucune piste pour esquiver le destin de ce putain de Christ,

des sacrifices de pute, chaque journée, ça se dispute,

Pour une pute ou une tournée, je les suivais dans leur chute.

Combien survivraient, quand ils se livraient à 100 à l'heure,

Dans des ruelles étroites où se serait vite crashé Schumacher,

Fight Club est sorti, comme toute la troupe du cinéma,

Viré par l'escadron de keufs venus tout droit du commissariat,

Situé à deux pas, ils n'en croyaient pas leurs yeux de branleurs,

Quand ma bande de tarés jouait aux mêmes jeux que Tyler

Avec le sourire, ces souvenirs à maudire me font rire,

Mais Dieu sait quelles séquelles ont laissé ces faits, j'ai beau dire


Bois ta grenadine, je pense aux quatre balles dans la vitrine,

Je pense à celle qui s'est suicidée avec de la chloropicrine,

C'est pas que son mec après s'en foutait, vous vous en doutez

Il n'avait déjà pas toute sa tête et s'il était goute-dé

Il vivait pareil, souvent le son du walkman aux oreilles,

Jusqu'à ce qu'il s'engageat à l'armée pour se faire une paye.

Un jour, lors d'une permission, le week-end fut une mission,

Il donna rendez-vous à un de ses compagnons, un trublion,

Qu'avait caché dans sa boite à gant, le but en question,

Un beretta et je fus désigné pour en prendre possession.

L'affaire dans le sac, le temps passa, jusqu'à ce que l'autre

Fut viré de l'armée mais pas pour autant désarmé.

C'est ainsi qu'en apparence une bande de joyeux drilles,

Dans l'ivresse et l'errance se baladait armée en ville.

Un jour à chatelet, un clandestin subissait les frais

De la peur de sa vie, l'arme pointée sur lui, c'est vrai

Qu'il prit ses jambes à son cou, on cacha l'arme en vérité

Dans une poubelle que 18 voitures ne songeaient à vérifier.

L'un de nous fut embarqué mais bien vite relaché

Contrairement au clandé, désolé, n'avait qu'à pas se lacher mais


Bois ta grenadine,je pense aux quatre balles dans la vitrine,

Y avait cette folle fâchée amourachée de ma carabine,

Je peux pas cacher qu'avec cette fille, ça valait Stanley Kubrick,

Fallait qu'elle file de Lille, et son mari était déjà flic.

Combien fois cette orange mécanique tenta de me poignarder à la vue

D'une blonde, j'en ai cauchemardé en garde-à-vue,

Il y avait les railleries des potes, les chamailleries de l'époque,

Mais tout le monde flippait de cette meuf, même les keufs, les pauvres,

Quant à moi, je profitais de tout, je fumais toute la drogue,

Je me disais qu ça avait du bon d'être le chouchou en vogue.

Y avait aussi ce flic du 17ème arrondissement de Paris,

Qu'elle nous amena un jour, Michael un toxico à risque,

Il était plus alcoolo que nous et jaloux de moi, son mari,

C'est ce qu'elle lui avait dit parce qu'elle avait peur de lui,

Un soir en vadrouille avec lui dans sa ford fiesta,

Avec de la coke plein le zen, il roulait de vers-tra

Une voiture de keufs nous voyant, nous arrêta après qu'il ait

Préalablement défoncé un feu, fallait qu'il ait encore

L'envie de continuer, sa plaque le sauva,

Il voulait pas laisser sa place alors on le lacha.

Quelques minutes plus tard, on entendit le bruit des pneus

Sa main tendue à l'extérieur fit résonner des coups de feu.

Nous étions coincés contre la vitrine d'un magasin,

Il vint vers nous, tira quatre fois et prit par la main

La fille pour la jeter dans le coffre de sa bagnole,

Deux rues plus loin, c'était l'accident de ce guignol,

On récupéra la fille prudemment et on tailla aussi vite

Que le lendemain on tabassa ce sale putain de flic.


Par nade - Publié dans : Mes Paroles
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