Bienvenue. Nade

Nade est un poète, mammifère mâle, slameur vertébré invétéré, prêt à improviser si l'ambiance de la soirée le permet. Mais Nade est surtout un être humain paresseux qui aime monter sur scène pour scander des textes classés engagés, pour scander des textes quand il les a appris par coeur et ça c'est pas gagné. Nade est aussi un jeune homme romantique mais comme la Rome Antique ne s'est pas faite en un jour, il lui faut chaque heure le démontrer et ça aussi ce n'est pas gagné! A part ça toi et vous comment vas-tu, comment allez-vous? Moi, ça va (presque) toujours et puisque tu es là, puisque vous êtes là, Nade aimerait bien que tu et vous laisses ou laissiez un message du genre "euh!... c'est nul ce que tu fais, tu nous fait perdre notre temps!!" Ne te gêne pas! Les commentaires sont ta liberté d'expression! Alors vas-y fous la pression!(un 16 pour moi)! Et plein de bises à toi même si t'es un garçon, enfoiré! ( Mais je laisserai mes cops te faire la bise c'est mieux, moi j'suis un peu géné!)

SONDAGE(Cliquez ici)

Mes Paroles

Vendredi 28 avril 2006
 J'arrive tout droit de chez moi

J'arrive tout droit de chez moi et j'suis content de vous voir

content d'avoir cet auditoir comme si j'avais un pouvoir

et ce soir, c'est le grand soir, genre je vais vous émouvoir

vous allez tout savoir tout voir enfin presque tout, c'est ma poire

qu'assure alors faut pas que ça foire c'est sûr, je veux boire

et retourner m'asseoir puis rentrer chez moi dormir comme un loir

donc je me lance à poil comme si je sortais de ma baignoire

et vous me découvrez comme si j'étais un château de la Loire

mais je viens de Paris, c'est pas rien, Paris c'est un grand square,

squatté de taré qui parlent tout seul sur les balançoires,

bref, c'est pas le couloir de la mort mais de ma mémoire

j'aurai voulu vous sortir de plus belles histoires

c'est pas que je veux pas mais y en a pas même mon armoire

est envahi de livres tout pourris quand à mon coeur aussi noir

que mes poumons, il a été kidnappé par une poupée de foire,

j'ai pas de chance, c'est ce que je vous raconte ce soir,

après tout, c'est fou, c'est tout, j'ai tout aspiré dans mon reservoir

d'essence et tout ce qui reste à raconter c'est des déboires,

j'pourrai tout oublier mais mes souvenirs sont comme le chat noir

de ma voisine qui griffent ma porte et s'installe dans ma chambre noire...

Nade75

Par nade75
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Vendredi 17 novembre 2006

Querelle de clochards enfermés au placard,

quenelles de veau, barge repas, à midi moins le quart.

Conversations tendues, ce compte-rendu mon faire-part,

l'enfermement sous-entendu m'a vendu cette histoire.

Bon appétit a dit l'auxiliaire de ménage ou de cuisine 

on l'appelle l'auxi,  la balance de cette étage de l'usine.

Jeux nuls télévisés dans cette cellule en bruit de fond,

la discussion tournait en rond sur ce que les mamans font.

Une semaine plus tard, aucun retour au point de départ,

puisqu'on n'est parti nulle part mais monsieur le clochard

repart dare-dare dans son art de la parlotte sur mes dames

et s'égare car peu polyglote, il se marre de ma dame.

Sur sa tête de chou, un coup de genou, caillou, bijou plus tard

son regard de hibou debout ne bout plus mais s'accapare

d'un pardon que je renvoie à son miroir, qu'il guette en star.

Ma mère n'est pas une salope, la tienne non plus connard!

LCN

 

 

 

Par nade
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Vendredi 17 novembre 2006

Je ne veux pas de ceux qu'on impressionne ni de ceux qu'on admire,

Moi je garde souvent le même ennemi dans ma ligne de mire,

Ma haine mise de côté ne m'empêchera jamais de dire

Que pour l'amour de ma liberté d'expression, par devoir je tire

Sur tout ce qui bouge, sur tous ceux qui ne prêtent pas attention

A ces impressions d'oppressions balancées et mises sur tension.

A travers ma bouche, les interférences de ces Bush et Poutine,

de ces touches sur lesquelles les saoudiens nous assassinent,

les interférences des multiples versions de l'histoire,

mais toujours une fréquence de l'amour teintée d'espoir.

A travers ma bouche, devancées par tes clichés blessant

devancées par la version prétendue officielle mais vexante,

devancées par ton avancée que j'aime percer de recul,

une once de mes pensées te prouverait qu'on nous encule.

A travers mon stylo coule le sang de milliards d'innocents,

coule sans crier gare à son rétro un carburant m'offensant

coule ma poule s'exprimant, me menottant, me déprimant,

coulent la vie, la mort, les morts, les vivants, les morts-vivants,

coulent des prix m'enfermant dans le registre "cool survivant",

coulent ces chaines audio-visuelles qui nous privent en nous décrivant,

Coule le capital d'Emmanuel, Patrick ou Kool Shen.

A travers mon stylo coule un vent qui s'il se déchaîne

Part d'ici les amis, mesdemoiselles, mesdames et messieurs

Peut lancer un tsunami à vous noyer le coeur et les yeux.

NADE

Par nade
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Mardi 21 novembre 2006

J'ai pris une carte-mémoire pour frauder ce vert métro,

Aborde cette constellation vêtu du noir brodé dans mes crocs.

Virage après virage, institués par les prostitués d'un dragon,

Je profite du paysage constitué de ces visages dans ce wagon.

Je pense à mon cocon dans le regard de ces véritables faux cons

les quelques rêveries non périssables ont fait de moi un vrai con.

Je fais le tour de cette histoire, je vois l'étoile et la nation

je perd pas le regard hagard du nord sous le voile de l'information.

Restant dans ce putain de train d'enfer, roches roses ou grises,

qu'ils calculent qu'alcool coule quelque soit la matière de la bise

comme un mongole fièr traversant la brise, s'ilteplaît, Eve reste,

mets ton obélisque dans le fion de cet arc de triomphe ou presque

car de mon côté je n'ouvrirai pas cette porte de pantins,

j'enjamberai le tourniquet écoutant le Pan dire "Pan!! Pan!! T'es 'on'"

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Je te l'ai déjà dit mais tu ne veux toujours pas m'écouter,

Rappelle-toi le jour ou je t'ai étouffé, la nuit ou je t'ai dégouté

Je t'ai dit que j'étais passé par la paix, j'en suis maintenant au cul,

Ce n'est que de l'air, eh! eh! Est-ce que t'es un trou de balle cocu.

Il ou elle t'a eu(e) point barre, tiens-les maintenant que tu sais où je vais,

Je ne suis qu'un des facteurs x, comme cet acteur qui signe d'un W

Que tu soies d'Italie, grec, égytien, reste franc c'est déjà bien,

En italique, dis-leur dealeur, que même sans aide, on se sent bien:

PARCE(tte) QUE(ue)

Fraîcheur de beat, Ali Wood capote,

Capote en plastique, suce-moi la b...

On se sent bien entre les deux seins

De ta grammaire...

NADE

Par nade
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Jeudi 7 décembre 2006


Quand j'ai le blues au corps,
J'ai un NON sur ta carte,
Un pré-NON qui t'entarte,
Et un petit tour au trou.

Alors le blues m'endort,
M'accompagne et tes carpes
S'entêtent avec une harpe
A me rappeler que tout est fou.

Quand j'ai le blues en trip,
Je rame en enfer, c'est une barque,
Il a dit n'importe quoi Sartre,
C'est pas les autres, c'est nous.

Alors le blues déverrouille,
Me prévient, me dit à deux mains:
"Manchot, j'ai ta clef, ton chemin."
Moi je veux tacler Sarko au foot.

Quant au blues de ton coeur...
J'ai pas le numéro de Midas pour réparer mes suspensions...

Par nade
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Dimanche 7 janvier 2007

 J'ai réécrit et amélioré le texte précédemment publié.

 

CARTE-MEMOIRE


Je prenais une carte-mémoire pour frauder ce vert métro,

Abordais cette constellation vêtu du «nous art» brodé dans mes crocs.

Virage après virage, institués par les prostitués d’un dragon,

Je profitais du paysage constitué de ces visages dans ce wagon.

Je pensais à mon cocon dans le regard de véritables faux cons

les quelques rêveries non périssables faisaient de moi un vrai con.

Je faisais le tour de cette histoire, voyant l’étoile et la nation

je perdais pas le regard hagard du nord sous le voile de l’information.

restant dans ce train d’enfer, comme roches roses ou grises,

qu’ils calculent qu’alcool coule quelque soit la matière de la bise

pas comme Gambetta mais comme mongole fièr dans la brise et comme Eve, reste,

Et mets cet obélisque dans le fion de cet arc de triomphe ou presque

car de mon côté je n’ouvrais, n'ouvrirai pas cette porte de pantins,

j’enjambais le tourniquet écoutant le grand Pan et ses "Pan!! T’es ’on"


"Le panthéon aimerait nous endormir nous les lionceaux

Je veux une lionne sotte, le gémeau dit: one shot, et conso...

Ainsi, je rêve; assis, je rêvais aussi mais debout je rêverai,

La justice te déboute si je t’effraie, comme Debbouze je reste vrai."


Ensuite, je me croyais à Casa, sous le soleil et un joint sévère,

« T’as qu’à pas t’accaparer ta carte imaginaire » , c’est le père

Lachaise qui m’adressa la parole, sur un pont vers chez Marie

Et presqu’en liesse il me criait: "dans ce putain de Paris,

Goncourt! Cours, Forest! » sa raie publique sur un banc de ma belle ville.

Le pire est né aussi le même jour, un bad trip à la Bourvil,

Place des fêtes, Brad Pit criait «victoire» : je prenais les rênes

Pour qu'on caillasse Babylone, sa sève et ses rois mages à Varennes.

Arrivé rue du Bac, cerné par une Assemblée inter-Nationale

de Maisons-Blanches et tout plein de moutons du vers nés,

Je recrachais mon coeur, mes bourses et mon hachis-parmentier

J'avais laissé faire la carte, voyages illimités sur le sentier

Proche du chemin vert, itinéraire d’un enfant sorcier.

Je ne fréquentais pas d'école militaire, cirque d’hiver, mais la santé

Accompagnait ma glacière, malgré le saint Jacques en chef de guerre.

Donc je vomissais et offrais mes vers aux filles de mon calvaire.

Sans titre de transport je dus même sur une amende signer Felix Faure

Car royal ou présidentiel, mon palais ne connaissait pas le porc.

Quand j'ouvrais cette carte-mémoire, j'attrapais tout au lasso

Ma bobine y peignait ici France Info mais façon Picasso

J'y comprenais rien, y avait vous, à la chaîne et en Ford Bravo

Et je me réveillais auprès d’une Christine à la Croix de Chavaux.

Et j'étais bien un king dans le métro parisien de l'Oncle Sam Air,

Rien de neuf si ce n’est Miromesnil, Voltaire, Charonne et sa mère.

Je me suis donc descendu, pépère, pour peut-être faire demi-tour,

Car je voulais écrire un poème sévère mais c’était déjà à vos tours!

DEUX NA 75

Par nade
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Vendredi 2 mars 2007

La Zone 51

J'ai traversé le temps à bord d'un paquebot nommé l'Excellence,

Souffrant d'amnésies stoïques, j'ai même dû renversé les évidences.

Dans le récit qui suit, les faits sont réellement survenus,

Ca se passait à Paris, ça casse, entre les ruelles et les avenues.

J'ai croisé, battu le fer à chaud puisqu'immatriculé dès la naissance,

J'ai vu tellement d'oiseaux voler, d'autres ont perdu connaissance.

J'ai traversé le temps spirituellement, prêt à combattre

Esquivé les R21 Nevada, sous spiritueux, jusqu'au tabac.

J'ai mimé divers aigles royaux au royaume des rois morts-nés

Slalomé sur le bitume entre les meutes de loups et autres gens bornés;

La Zone 51, dans le crane et le coeur, m'a vraiment cassé les couilles

Au Franprix des orteaux, j'ai même du affronter une patrouille

Elle même perdue, je l'ai vue se questionner sur sa présence

Face à moi, Haine à des Eux, et ne croyez pas que je plaisante.

Le non-sens et son sens de la rebellion inscrit dans les gênes,

Je représente, pour toutes celles, tous ceux dont on dit qu'ils gênent.

Double casse Passe-Partout, sans oublier qu'un mètre 88

Fait la différence pour la suite d'un ange à pékin, étage 88.

Ce ne sont ici qu'une vingtaine de vers nés près du château de Vincennes,

D'un châton, l'extra-terrestre tortionnaire aux nerfs d'acier, j'assène.

 

Sur les flots des canaux, l'Excellence, bateau de plus dans l'escalade,

Pour que les consciences s'éveillent même en pleine bousculade,

Sur les ponts, dans les plaines, même amour, même haine de Nade,

L'Excellence, vogue et promène sans amiante toutes sortes de brigades.

Portes ouvertes sur Paris double X, étrangeté des marmelades,

Je resterai le troisième type qu'aimerait en jeter, des grenades,

Mais l'innocence révélée, dans l'indécence des trinités, trop bad,

Pour être expliqué sans compliquer, c'est plié dès le premier rade,

Premier taxi, deux, trois, quatre, reste assis, apprécie la grillade.

Un pied sur le mur d'un cimetière, quand les bulles se balladent

Dans ma bière, je garde un pied par terre, un oeil sur les malades,

Et le coeur bercé par ma constellation, poissons entre deux rades

Aux bons vivants, aux bons morts, c'est pour la rue de la boissonade.

Où j'envoyais paître les maîtres-chiennes de garde sans squad,

Et quand la culpabilté non-perceptible se fait mienne, je m'évade

Sans 4x4, chaque jour, humeur dark en ciel et fade

Trait contre trait dans le train, Zone Cinq Un, oxygène et Nade

Se cale, dose de calcium, pendant qu'amazones se bradent

Au marché, tu peux trouver des meufs, des mecs crades,

Mais pour l'artiste, fuck Darty en météorologie et stand by your joypad.

 


ovni ufo 
envoyé par NADE de PARIS 

 

Par nade
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Vendredi 16 mars 2007

Slam sauvage, slam barbare, slam civilisé

Slam message, comme en gare d’artistes ou civils, lisez,

Slam triste et sage, des bars d’autistes, et si jamais vie il y a,

Slam pisté à la trace, pisse, peace, pisces and guérilla,

Demoiselle, Dame et Lesieur Slam qui embrase, 

Tu veux vraiment que je te dise ce qui me saoule,

C’est que c’est toujours les mêmes phases,

Les mêmes friandises, les mêmes blagues de nazes,

Sous les mêmes cagoules, même si les même bises à la base,

Ce sont les mêmes pare-brises sous des phrases, s’ils

n’aiment pas, de Pise, je rebrise des phares en mer d’asile,

Tranquillement posé malgré l'intensité de la force 

 Des vents tournoyant autour d'un oeil en plein divorce,

J'observe les cyclones, file d'attente, on m'appelle comme

D'habitude au mauvais moment, bad trip façon Les Simpsons

Je pose un pied à terre, à fleur de peau, c'est pas le pied,

C'est le ver de terre, le ver à soie et tout ce qui me fait chier

Consommation d'envies et d'avis, c'est de la vie qui se disperse,

Sans sommation et vice-versa, balltrap de Nice jusqu'en Perse,

A chacun sa vibe, son regard droitement de travers, je verse

Ces émotions qui me bercent et me renvoient mon averse;

A perte de vue, j'ai observé ces grains de sable soulevés

Par les vents et tournoyant me rappelant les sabres levés

A l'horizontal, mon mental est un glaive vers la grande ourse

Et je kiffe quand on taille le moral des nôtres avec ou sans bourse,

Qu'ils soient ou non connectés, là n'est pas la question,

Chacun devrait avoir de quoi becqueter donc c'est ma direction,

Et coincé dans l'air sans balai, quelle galère, vingt-huit ans d'âge

Vingt zéro deux, l'année des noeuds mais que vivent les bavardages

L'amour n'est rien, l'amour naît de rien, l'amour renaît pour rien,

L'amour toujours pour rien et les vauriens ne parlent pas pour rien,

L'éducation, l'élévation, l'ascension, attention

 La chance on la chante on la scande même face à la tension,

Fuck la télévision, leur félée vision a failli féler mon coeur

Aucune rancoeur, Soixante-Quinze-Zéro-Deux-Zéro dans le coeur,

J'y peux rien à Pearl Harbor, slam barbare, ma barbe armé,

Pas de lézard sur le pont des arts quand tous sont désarmés,

N'écoute pas ton père s'il a déjà trop souffert

Respecte ta mère C'est tout ce qu'il te reste à faire.

Par nade
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Mercredi 21 mars 2007

J'étais assis loin de mes paris mais zen, fumant façon apache,

Lorsqu'un flashback m'a laché comme une bache

Sur les yeux, les images de ma mémoire, celles-ci  m'embarquaient

Avec un ami taré, j'étais préparé, en route, défoncé au saké. 

Il avait une Lamborghini Countach et fonçait à toute allure

De la porte d'Italie, autoroute A6, il fallait que je murmure

Quelques prières au cas où les fameux radars français

Qui ne sont pas nés d'hièr se sentiraient trop offensés.

Je ne savais pas où j'allais ne conduisant pas

Et me laissant guider par l'ami sous un air de samba,

Le poste radio de la musique m'aspira dans ses ondes,

Me brouillant mes sondes, je partis faire le tour du monde,

C'était aussi grave qu'aigu, ne pouvant rien y réguler,

Ces mots eux-mêmes braves n'étant que des "enculés",

Je me suis vu parachuté sans parachute à Lyon Part-Dieu,

Sur une paroi jumelle à Montparnasse je crois bien que ça va par deux,

Je te le dis et redis, cette histoire est réelle mais je réfute

Jusqu'au son de la flûte, j'ai besoin d'aide mais pas de luth,

Encore moins de guitare, il n'est jamais trop tard mais cet art

M'a lynché, propulsé dans le fourneau du temps donc je me barre

Prendre le train en direction de Paris, Gare de Lyon,

Fraudeur universellement frondeur et bien trop mignon,

Le contrôleur me demande un autographe que je trace

Sur son papier de crasseux, en fait, jamais je ne m'en lasse.

Arrivé, je n'espère que simplement que l'on me lache

Mais je sais bien que l'ami taré m'embarquera encore à l'arrache.

 

 

Par nade
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Mercredi 27 juin 2007

 

Bois ta grenadine, je pense aux quatre balles dans la vitrine,

Tout commença au Square Sèverine, ma concubine était la bibine,

A travers Paname, click claque, j'ai suivi la clique clean,

Entre flics et flaques de sangs de victimes de psychopathes en ville

Et spleen à l'affiche, fiches de recherche, plus chiche-

Kebab de porte de bagnolet à bastille pour des types

Prototypes des profils psychologiques jemenfoutistes,

Jusqu'auboutistes de la vie gâchée. Je vous explique,

Dix au départ pour une arrivée sans aucun indice,

Aucune piste pour esquiver le destin de ce putain de Christ,

des sacrifices de pute, chaque journée, ça se dispute,

Pour une pute ou une tournée, je les suivais dans leur chute.

Combien survivraient, quand ils se livraient à 100 à l'heure,

Dans des ruelles étroites où se serait vite crashé Schumacher,

Fight Club est sorti, comme toute la troupe du cinéma,

Viré par l'escadron de keufs venus tout droit du commissariat,

Situé à deux pas, ils n'en croyaient pas leurs yeux de branleurs,

Quand ma bande de tarés jouait aux mêmes jeux que Tyler

Avec le sourire, ces souvenirs à maudire me font rire,

Mais Dieu sait quelles séquelles ont laissé ces faits, j'ai beau dire


Bois ta grenadine, je pense aux quatre balles dans la vitrine,

Je pense à celle qui s'est suicidée avec de la chloropicrine,

C'est pas que son mec après s'en foutait, vous vous en doutez

Il n'avait déjà pas toute sa tête et s'il était goute-dé

Il vivait pareil, souvent le son du walkman aux oreilles,

Jusqu'à ce qu'il s'engageat à l'armée pour se faire une paye.

Un jour, lors d'une permission, le week-end fut une mission,

Il donna rendez-vous à un de ses compagnons, un trublion,

Qu'avait caché dans sa boite à gant, le but en question,

Un beretta et je fus désigné pour en prendre possession.

L'affaire dans le sac, le temps passa, jusqu'à ce que l'autre

Fut viré de l'armée mais pas pour autant désarmé.

C'est ainsi qu'en apparence une bande de joyeux drilles,

Dans l'ivresse et l'errance se baladait armée en ville.

Un jour à chatelet, un clandestin subissait les frais

De la peur de sa vie, l'arme pointée sur lui, c'est vrai

Qu'il prit ses jambes à son cou, on cacha l'arme en vérité

Dans une poubelle que 18 voitures ne songeaient à vérifier.

L'un de nous fut embarqué mais bien vite relaché

Contrairement au clandé, désolé, n'avait qu'à pas se lacher mais


Bois ta grenadine,je pense aux quatre balles dans la vitrine,

Y avait cette folle fâchée amourachée de ma carabine,

Je peux pas cacher qu'avec cette fille, ça valait Stanley Kubrick,

Fallait qu'elle file de Lille, et son mari était déjà flic.

Combien fois cette orange mécanique tenta de me poignarder à la vue

D'une blonde, j'en ai cauchemardé en garde-à-vue,

Il y avait les railleries des potes, les chamailleries de l'époque,

Mais tout le monde flippait de cette meuf, même les keufs, les pauvres,

Quant à moi, je profitais de tout, je fumais toute la drogue,

Je me disais qu ça avait du bon d'être le chouchou en vogue.

Y avait aussi ce flic du 17ème arrondissement de Paris,

Qu'elle nous amena un jour, Michael un toxico à risque,

Il était plus alcoolo que nous et jaloux de moi, son mari,

C'est ce qu'elle lui avait dit parce qu'elle avait peur de lui,

Un soir en vadrouille avec lui dans sa ford fiesta,

Avec de la coke plein le zen, il roulait de vers-tra

Une voiture de keufs nous voyant, nous arrêta après qu'il ait

Préalablement défoncé un feu, fallait qu'il ait encore

L'envie de continuer, sa plaque le sauva,

Il voulait pas laisser sa place alors on le lacha.

Quelques minutes plus tard, on entendit le bruit des pneus

Sa main tendue à l'extérieur fit résonner des coups de feu.

Nous étions coincés contre la vitrine d'un magasin,

Il vint vers nous, tira quatre fois et prit par la main

La fille pour la jeter dans le coffre de sa bagnole,

Deux rues plus loin, c'était l'accident de ce guignol,

On récupéra la fille prudemment et on tailla aussi vite

Que le lendemain on tabassa ce sale putain de flic.


Par nade
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